неделя, 3 септември 2017 г.

Réjean Ducharme - L'avalée des avalés

Un roman énorme. Je vais essayer de le commenter en cinq phrases.

Un roman sur l'enfance, sur la révolte enfantine contre le monde tout aussi injuste que tiède des adultes.

Un roman où l'on hésite entre la sympathie et l'horreur à l'endroit de l'héroïne Bérénice.

Un roman où chaque phrase est un défi - le soliloque de Bérénice frôle (et parfois embrasse carrément) le délire du dément, en mettant le lecteur à bout de nerfs.

Langue luxuriante, surprenante et provocatrice à l'instar de celle des enfants, qui aiment jouer avec des mots entendus mais pas forcément compris.

Un roman parfois fastidieux à lire, tant il manque de rythme, d'intrigue.

Je recommande ardemment, d'autant plus que le roman est, je trouve, emblématique et symptomatique de la littérature québécoise autour des grands chamboulements de la Révolution tranquille - on trouve le même phrasé problématique, déstabilisé, décentré et constamment remis en question aussi chez Hubert Aquin ou bien chez Anne Hébert, ou encore dans la poésie de Gaston Miron.

Le hasard ne semble pas tout à fait hasardeux, ironie du sort : quelques jours après que j'ai fini la lecture du roman, Réjean Ducharme est mort (je viens de l'apprendre). Dieu ait son âme !

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